



Sovereignty Insights
Stress Test : Propagation structurelle d’un choc vénézuélien dans l’économie mondiale
Note d’analyse économique. Propagation structurelle d’un choc vénézuélien de janvier 2026 dans l’économie mondiale
1. Contexte et motivation de l’analyse
En janvier 2026, l’actualité internationale est marquée par un événement majeur au Venezuela.
Le président Nicolás Maduro est interpellé lors d’une opération des forces américaines et doit comparaître devant un tribunal fédéral à New York, notamment pour des chefs d’inculpation liés au narcotrafic et au narcoterrorisme.
Indépendamment de toute considération politique ou judiciaire, cet événement pose une question économique précise :
dans quelle mesure un choc politique affectant un pays producteur et exportateur peut-il se transmettre, mécaniquement, au reste de l’économie mondiale ?
Et plus spécifiquement :
quelle est l’exposition réelle des pays de l’Union européenne à ce type de choc, une fois prises en compte les structures économiques observées ?
Cette note vise à répondre à ces questions exclusivement à partir des données, sans hypothèse comportementale, sans scénario prospectif et sans extrapolation macroéconomique.

Vue des dépendances globales (Rang 1, 2 et 3) mondiales au Vénézuela en 2024
2. Objet exact de l’étude
L’analyse ne cherche pas à mesurer :
une perte de produit intérieur brut,
un impact inflationniste,
une réaction des marchés ou des gouvernements.
Elle vise à mesurer une chose plus fondamentale :
la propagation structurelle d’un choc exogène à travers les chaînes de valeur mondiales, telles qu’elles existent effectivement.
Autrement dit, il s’agit de comprendre :
quels pays sont directement exposés au Venezuela ;
comment cette exposition se transmet à d’autres pays via les relations économiques ;
et si certains territoires, en particulier européens, jouent un rôle d’amplificateur ou de relais.
3. Sources de données mobilisées
Deux familles de données sont utilisées.
3.1 Données de commerce international du Venezuela
Le point de départ repose sur des données douanières observées, décrivant les exportations vénézuéliennes :
par pays partenaire,
par type de produit,
avec des valeurs monétaires effectives.
Ces données constituent le choc initial réel, sans modélisation.
3.2 Tableaux entrées–sorties FIGARO (Eurostat)
La propagation du choc repose sur les tableaux entrées–sorties internationaux FIGARO, publiés par Eurostat.
Ces tableaux décrivent, pour chaque pays et chaque secteur économique :
quels produits sont utilisés,
par quelles industries,
et pour quels usages (consommation finale, investissement, exportation, etc.).
Ils constituent aujourd’hui l’une des bases statistiques les plus complètes pour analyser les interdépendances économiques internationales.
4. Méthodologie générale : un stress test structurel en trois niveaux
L’analyse repose sur un stress test structurel, organisé en trois niveaux successifs, notés R1, R2 et R3.
Il est important de souligner que :
chaque niveau est entièrement dérivé du précédent ;
à chaque étape, les résultats sont normalisés ;
aucun coefficient arbitraire n’est introduit.
5. Rang 1 : L’exposition directe au choc vénézuélien

Dépendances mondiales du Vénézuela en Rang 1 en 2024
5.1 Principe
Le premier niveau, Rang 1 (R1), mesure l’exposition directe des pays au Venezuela.
Concrètement, il s’agit de répondre à la question : quels pays importent effectivement des biens vénézuéliens, et dans quelles proportions ?
Les flux d’exportation du Venezuela sont agrégés par :
pays partenaire,
catégorie de produit.
Chaque pays reçoit ensuite un poids relatif, correspondant à sa part dans le total des exportations considérées.
5.2 Résultats globaux
Les résultats montrent une concentration très forte du choc initial :
les États-Unis,
l’Inde,
la Chine,
absorbent à eux seuls une large majorité de l’exposition directe.
Cette concentration indique que le Venezuela est économiquement connecté de manière privilégiée à un nombre limité de partenaires majeurs.
5.3 Position de l’Union européenne en R1
Du point de vue européen, l’exposition directe est limitée et fragmentée.
Certains pays apparaissent :
l’Espagne de manière notable,
l’Italie et l’Allemagne plus marginalement.
Cependant :
la majorité des États membres de l’Union européenne présentent une exposition quasi nulle ;
aucun pays européen ne figure parmi les principaux récepteurs du choc initial.
Les produits concernés sont essentiellement :
des produits pétroliers raffinés,
quelques produits agricoles.
Cela signifie que, dès le départ, l’Union européenne n’est pas un point d’entrée majeur du choc vénézuélien.
6. Rang 2 : Première propagation indirecte : du produit à l’usage économique

Dépendances mondiales du Vénézuela en Rang 2 en 2024
6.1 Principe
Le second niveau, Rang 2 (R2), mesure la propagation indirecte du choc.
L’idée est la suivante :
un pays directement exposé en R1 ne conserve pas le choc pour lui-même ; il le transmet à ses propres clients économiques, selon la structure réelle de son économie.
Cette transmission est mesurée à l’aide des tableaux entrées–sorties FIGARO, qui décrivent :
comment les produits importés sont utilisés,
par quels secteurs,
et pour quels usages finaux.
6.2 Nature de la propagation observée
En R2, le choc change de nature.
Il ne s’exprime plus principalement en termes de produits importés, mais en termes de fonctions économiques :
consommation finale des ménages,
transport terrestre et logistique,
industrie agroalimentaire,
services publics et infrastructures.
Autrement dit, le choc quitte la sphère du commerce extérieur pour entrer dans l’économie réelle.
6.3 Union européenne en R2
Certains pays européens restent visibles :
l’Espagne,
l’Italie,
dans une moindre mesure l’Allemagne.
Cependant, leurs poids restent faibles et aucun pays de l’Union européenne ne devient un nœud central de propagation.
La France n’apparaît pas parmi les pays significativement touchés à ce stade.
Cela indique que, même indirectement, l’Union européenne reçoit le choc sans le relayer de manière significative.
7. Rang 3 : Deuxième propagation indirecte : effets de réseau

Dépendances mondiales du Vénézuela en Rang 3 en 2024
7.1 Principe
Le troisième niveau, R3, applique exactement le même mécanisme que R2, mais à partir des secteurs touchés en R2.
Il permet de capturer les effets de réseau économiques, c’est-à-dire la manière dont un choc peut circuler à travers plusieurs couches successives de relations productives.
7.2 Résultats globaux
En R3, la structure du choc se stabilise :
les mêmes grands pays restent dominants,
les secteurs liés à l’alimentation, au transport et aux infrastructures demeurent centraux.
Il n’y a pas de dispersion généralisée ni d’emballement du choc.
7.3 Union européenne en R3
Le résultat est particulièrement clair pour l’Union européenne.
En R3 :
aucun pays de l’Union européenne n’apparaît comme un nœud structurant ;
les poids européens convergent vers des valeurs très faibles ou nulles.
Cela signifie que :
les secteurs européens touchés ne retransmettent pas le choc ;
l’Union européenne n’agit pas comme amplificateur économique.
8. Lecture d’ensemble
Pour le choc étudié, l’Union européenne apparaît :
faiblement exposée en direct,
modérément touchée en indirect,
non propagatrice au niveau des réseaux économiques.
Cette configuration ne traduit pas une invulnérabilité générale, mais une position structurelle spécifique dans les chaînes de valeur concernées, dominées par l’énergie, la consommation et le transport hors d’Europe.
9. Limites de l’analyse
Cette étude ne prend pas en compte :
les réactions politiques ou industrielles,
les substitutions de fournisseurs,
les effets de prix ou de stock,
les dynamiques temporelles.
Il s’agit volontairement d’un stress test structurel, et non d’un modèle macroéconomique dynamique.
10. Conclusion
Cette analyse montre que :
l’impact économique d’un choc géopolitique dépend moins de l’événement lui-même que de la position structurelle des pays dans les réseaux productifs mondiaux.
Dans le cas du Venezuela, l’Union européenne apparaît structurellement en aval, recevant une part limitée du choc et ne jouant aucun rôle de relais.
Cette simulation peut être appliquée à votre entreprise pour mieux comprendre votre exposition directe et indirecte à cette actualité.
Contactez-nous pour en savoir plus.
1. Contexte et motivation de l’analyse
En janvier 2026, l’actualité internationale est marquée par un événement majeur au Venezuela.
Le président Nicolás Maduro est interpellé lors d’une opération des forces américaines et doit comparaître devant un tribunal fédéral à New York, notamment pour des chefs d’inculpation liés au narcotrafic et au narcoterrorisme.
Indépendamment de toute considération politique ou judiciaire, cet événement pose une question économique précise :
dans quelle mesure un choc politique affectant un pays producteur et exportateur peut-il se transmettre, mécaniquement, au reste de l’économie mondiale ?
Et plus spécifiquement :
quelle est l’exposition réelle des pays de l’Union européenne à ce type de choc, une fois prises en compte les structures économiques observées ?
Cette note vise à répondre à ces questions exclusivement à partir des données, sans hypothèse comportementale, sans scénario prospectif et sans extrapolation macroéconomique.

Vue des dépendances globales (Rang 1, 2 et 3) mondiales au Vénézuela en 2024
2. Objet exact de l’étude
L’analyse ne cherche pas à mesurer :
une perte de produit intérieur brut,
un impact inflationniste,
une réaction des marchés ou des gouvernements.
Elle vise à mesurer une chose plus fondamentale :
la propagation structurelle d’un choc exogène à travers les chaînes de valeur mondiales, telles qu’elles existent effectivement.
Autrement dit, il s’agit de comprendre :
quels pays sont directement exposés au Venezuela ;
comment cette exposition se transmet à d’autres pays via les relations économiques ;
et si certains territoires, en particulier européens, jouent un rôle d’amplificateur ou de relais.
3. Sources de données mobilisées
Deux familles de données sont utilisées.
3.1 Données de commerce international du Venezuela
Le point de départ repose sur des données douanières observées, décrivant les exportations vénézuéliennes :
par pays partenaire,
par type de produit,
avec des valeurs monétaires effectives.
Ces données constituent le choc initial réel, sans modélisation.
3.2 Tableaux entrées–sorties FIGARO (Eurostat)
La propagation du choc repose sur les tableaux entrées–sorties internationaux FIGARO, publiés par Eurostat.
Ces tableaux décrivent, pour chaque pays et chaque secteur économique :
quels produits sont utilisés,
par quelles industries,
et pour quels usages (consommation finale, investissement, exportation, etc.).
Ils constituent aujourd’hui l’une des bases statistiques les plus complètes pour analyser les interdépendances économiques internationales.
4. Méthodologie générale : un stress test structurel en trois niveaux
L’analyse repose sur un stress test structurel, organisé en trois niveaux successifs, notés R1, R2 et R3.
Il est important de souligner que :
chaque niveau est entièrement dérivé du précédent ;
à chaque étape, les résultats sont normalisés ;
aucun coefficient arbitraire n’est introduit.
5. Rang 1 : L’exposition directe au choc vénézuélien

Dépendances mondiales du Vénézuela en Rang 1 en 2024
5.1 Principe
Le premier niveau, Rang 1 (R1), mesure l’exposition directe des pays au Venezuela.
Concrètement, il s’agit de répondre à la question : quels pays importent effectivement des biens vénézuéliens, et dans quelles proportions ?
Les flux d’exportation du Venezuela sont agrégés par :
pays partenaire,
catégorie de produit.
Chaque pays reçoit ensuite un poids relatif, correspondant à sa part dans le total des exportations considérées.
5.2 Résultats globaux
Les résultats montrent une concentration très forte du choc initial :
les États-Unis,
l’Inde,
la Chine,
absorbent à eux seuls une large majorité de l’exposition directe.
Cette concentration indique que le Venezuela est économiquement connecté de manière privilégiée à un nombre limité de partenaires majeurs.
5.3 Position de l’Union européenne en R1
Du point de vue européen, l’exposition directe est limitée et fragmentée.
Certains pays apparaissent :
l’Espagne de manière notable,
l’Italie et l’Allemagne plus marginalement.
Cependant :
la majorité des États membres de l’Union européenne présentent une exposition quasi nulle ;
aucun pays européen ne figure parmi les principaux récepteurs du choc initial.
Les produits concernés sont essentiellement :
des produits pétroliers raffinés,
quelques produits agricoles.
Cela signifie que, dès le départ, l’Union européenne n’est pas un point d’entrée majeur du choc vénézuélien.
6. Rang 2 : Première propagation indirecte : du produit à l’usage économique

Dépendances mondiales du Vénézuela en Rang 2 en 2024
6.1 Principe
Le second niveau, Rang 2 (R2), mesure la propagation indirecte du choc.
L’idée est la suivante :
un pays directement exposé en R1 ne conserve pas le choc pour lui-même ; il le transmet à ses propres clients économiques, selon la structure réelle de son économie.
Cette transmission est mesurée à l’aide des tableaux entrées–sorties FIGARO, qui décrivent :
comment les produits importés sont utilisés,
par quels secteurs,
et pour quels usages finaux.
6.2 Nature de la propagation observée
En R2, le choc change de nature.
Il ne s’exprime plus principalement en termes de produits importés, mais en termes de fonctions économiques :
consommation finale des ménages,
transport terrestre et logistique,
industrie agroalimentaire,
services publics et infrastructures.
Autrement dit, le choc quitte la sphère du commerce extérieur pour entrer dans l’économie réelle.
6.3 Union européenne en R2
Certains pays européens restent visibles :
l’Espagne,
l’Italie,
dans une moindre mesure l’Allemagne.
Cependant, leurs poids restent faibles et aucun pays de l’Union européenne ne devient un nœud central de propagation.
La France n’apparaît pas parmi les pays significativement touchés à ce stade.
Cela indique que, même indirectement, l’Union européenne reçoit le choc sans le relayer de manière significative.
7. Rang 3 : Deuxième propagation indirecte : effets de réseau

Dépendances mondiales du Vénézuela en Rang 3 en 2024
7.1 Principe
Le troisième niveau, R3, applique exactement le même mécanisme que R2, mais à partir des secteurs touchés en R2.
Il permet de capturer les effets de réseau économiques, c’est-à-dire la manière dont un choc peut circuler à travers plusieurs couches successives de relations productives.
7.2 Résultats globaux
En R3, la structure du choc se stabilise :
les mêmes grands pays restent dominants,
les secteurs liés à l’alimentation, au transport et aux infrastructures demeurent centraux.
Il n’y a pas de dispersion généralisée ni d’emballement du choc.
7.3 Union européenne en R3
Le résultat est particulièrement clair pour l’Union européenne.
En R3 :
aucun pays de l’Union européenne n’apparaît comme un nœud structurant ;
les poids européens convergent vers des valeurs très faibles ou nulles.
Cela signifie que :
les secteurs européens touchés ne retransmettent pas le choc ;
l’Union européenne n’agit pas comme amplificateur économique.
8. Lecture d’ensemble
Pour le choc étudié, l’Union européenne apparaît :
faiblement exposée en direct,
modérément touchée en indirect,
non propagatrice au niveau des réseaux économiques.
Cette configuration ne traduit pas une invulnérabilité générale, mais une position structurelle spécifique dans les chaînes de valeur concernées, dominées par l’énergie, la consommation et le transport hors d’Europe.
9. Limites de l’analyse
Cette étude ne prend pas en compte :
les réactions politiques ou industrielles,
les substitutions de fournisseurs,
les effets de prix ou de stock,
les dynamiques temporelles.
Il s’agit volontairement d’un stress test structurel, et non d’un modèle macroéconomique dynamique.
10. Conclusion
Cette analyse montre que :
l’impact économique d’un choc géopolitique dépend moins de l’événement lui-même que de la position structurelle des pays dans les réseaux productifs mondiaux.
Dans le cas du Venezuela, l’Union européenne apparaît structurellement en aval, recevant une part limitée du choc et ne jouant aucun rôle de relais.
Cette simulation peut être appliquée à votre entreprise pour mieux comprendre votre exposition directe et indirecte à cette actualité.
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